Celui qui flatte le fait toujours dans un but intéressé : il tire profit de la crédulité ou de la vanité de celui qu'il complimente.
« « Méfie-toi de ses éloges incessants : tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute. Il cherche sûrement quelque chose. » »
1668
La Fontaine publie « Le Corbeau et le Renard » (Fables, Livre I) avec cette morale devenue proverbe
XVIIIe s.
La formule est reprise dans les recueils de maximes et apprise par coeur dans les écoles
Aujourd'hui
Proverbe courant pour mettre en garde contre la flatterie intéressée
Cette expression s’emploie partout en France.
un compliment sincère (à ne pas confondre avec la flatterie intéressée visée par la maxime)
On dit /tu flatœR vi o depɑ̃ də səlɥi ki lekut/. À l'oral, on cite souvent seulement la première moitié : « tout flatteur vit aux dépens... » et on laisse l'interlocuteur compléter.