Une personne aux manières grossières, peu sociable, qui manque de politesse ou de raffinement.
« « Il n'a pas daigné saluer personne à la réunion : quel ours mal léché ! » »
Antiquité
Pline l'Ancien décrit les oursons comme nés informes, léchés par leur mère pour acquérir leur forme définitive
Moyen Âge - Renaissance
La croyance se répand dans les bestiaires et encyclopédies européens ; l'image passe dans le langage figuré pour désigner une personne fruste
1749
Buffon cite encore la croyance dans son Histoire naturelle, preuve de sa longue persistance
Aujourd'hui
La croyance zoologique est oubliée, mais l'expression reste vivante pour qualifier un personnage grossier et mal élevé
Cette expression s’emploie partout en France.
être un ours (désigne plutôt un solitaire renfermé, sans accent sur les mauvaises manières)
Le « s » d'« ours » est muet : on dit /uʁ/ et non /uʁs/. « Léché » se prononce /leʃe/, sans e muet final.