Une tâche épuisante, répétitive et sans fin, dont le résultat est constamment annulé ou remis à zéro, rendant tout effort apparemment vain.
« « Nettoyer la plage après chaque marée de plastique : un vrai travail de Sisyphe dont on ne voit jamais la fin. » »
VIIIe s. av. J.-C.
Homère et Hésiode mentionnent Sisyphe parmi les grands châtiés des Enfers
1942
Albert Camus (Le Mythe de Sisyphe) réinterprète le supplice comme allégorie de l'absurde
Aujourd'hui
Courante pour tout labeur répétitif dont le résultat ne tient pas
Cette expression s’emploie partout en France.
le tonneau des Danaïdes (désigne aussi un effort vain, mais insiste sur le fait que l'on remplit quelque chose qui se vide aussitôt, plutôt que sur la répétition physique d'un labeur)
'Sisyphe' se prononce [si.zif] : deux syllabes, le 'y' vaut [i], le 'ph' vaut [f], et le 's' situé entre deux voyelles se prononce [z] comme dans 'maison'. L'accent porte sur la première syllabe : SI-ziphe. Le 'e' final est muet.