Un vent extrêmement violent, qui souffle avec une force impétueuse et irrésistible.
« Sur la côte bretonne ce jour-là, il y avait un vent à décorner les boeufs : les parasols s'envolaient les uns après les autres. »
XIXe s.
Apparition dans les parlers ruraux français comme hyperbole paysanne liée au bœuf de labour
XIXe-XXe s.
Diffusion au-delà du monde agricole, adoption dans la langue familière courante
Aujourd'hui
Expression bien ancrée pour décrire un vent extrêmement violent, image rurale comprise de tous
Cette expression s’emploie partout en France.
Attention au pluriel : 'bœufs' se prononce [bø], le f final est muet. Au singulier on dit 'un bœuf' [bœf], mais au pluriel 'les bœufs' [le bø]. La suite complète : [œ̃ vɑ̃ a dekɔʁne le bø].