Sacrifier ses valeurs ou sa conscience pour obtenir richesse, succès ou plaisir, en faisant un choix moralement condamnable.
« Pour décrocher ce poste, il a accepté de couvrir la fraude : certains diraient qu'il a vendu son âme au diable. »
Moyen Âge
La théologie chrétienne fait du pacte avec le diable un péché capital : vendre son âme signifie renoncer au salut éternel pour un avantage terrestre.
XVIe-XVIIe siècle
La légende de Faust prend forme : le savant de Marlowe (1592) vend son âme à Méphistophélès, archétype du pacte diabolique en littérature européenne.
XIXe siècle
Goethe consacre la figure faustienne (1808). L'expression se laïcise et désigne tout compromis moral pour le pouvoir ou la gloire.
Aujourd'hui
Employée couramment en politique et dans la vie quotidienne pour condamner un choix qui trahit ses valeurs au profit d'un gain immédiat.
Cette expression s’emploie partout en France.
avoir le diable au corps (énergie intense, sans notion de pacte moral)
À l'oral, « son âme » se prononce avec une liaison : on entend [sɔ.nam], le n de « son » s'enchaîne avec le a de « âme ». Le e final de « diable » est muet en fin de phrase.