logoFrançais Simple
  • Formations
  • Leçons
  • Exercices
  • Expressions
  • Dictionnaire
Français Simple

Le français gratuit : leçons, exercices, dictées, expressions et un assistant IA.

Apprendre

  • Leçons
  • Parcours guidés
  • L'alphabet
  • Catégories

S'entraîner

  • Exercices
  • Dictées
  • Cartes mémoire
  • Classement

Découvrir

  • Expressions
  • Dictionnaire
  • Livres
  • Assistant IA

Le site

  • Notre mission
  • Contact
  • Mon profil
© 2026 Français SimpleFait avec pour les apprenants du français
AccueilExpressionsvouloir rentrer sous terre

vouloir rentrer sous terre

Ressentir une honte ou une gêne si intense qu'on souhaiterait disparaître, ne plus être visible.

Débutantantiquitedisparitionembarrasemotionsgenehontehumiliationmythologienatureterre

En situation

« « Quand elle a confondu les prénoms devant tout le monde, elle aurait voulu rentrer sous terre. » »

D'où vient l'expression

  1. Antiquité

    Image latine (Virgile, Horace) : vouloir aller sous terre pour échapper à la honte

  2. XVIe-XVIIIe s.

    Adoption en français ; la sanction sociale et la honte publique donnent toute leur force à l'image

  3. Aujourd'hui

    Expression figée, quasi toujours au conditionnel passé : « j'aurais voulu rentrer sous terre »

Où ça se dit

Cette expression s’emploie partout en France.

Partout en France

Expressions cousines

vouloir disparaîtrene plus savoir où se mettreavoir honteêtre mortifié

À ne pas confondre

avoir le rouge aux joues (simple signe physique de timidité ou de gêne, sans l'intensité de la honte qu'exprime l'envie de disparaître)

Dans l'histoire

L'image de la terre qui s'ouvre pour engloutir quelqu'un est universelle et très ancienne. Chez les Latins, Virgile dans l'Énéide et Horace emploient des formules proches (« optem terram subire », littéralement « je souhaiterais aller sous terre ») pour exprimer la honte suprême. Dans la Bible, la terre s'ouvre pour avaler Coré et ses partisans (Nombres 16). En français, l'expression s'est cristallisée entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, époque où la honte publique était une sanction sociale redoutable. Aujourd'hui, elle s'emploie presque toujours au conditionnel passé (« j'aurais voulu rentrer sous terre »), signe que la honte décrite est ressentie comme un souhait après coup, impossible à réaliser.

Prononciation

À l'oral, l'expression s'emploie presque toujours au conditionnel passé : « j'aurais voulu rentrer sous terre » [ʒɔʁɛ vuly ʁɑ̃tʁe su tɛʁ]. Le 'e' muet final de « rentrer » tombe à l'oral courant : [ʁɑ̃tʁ']. Notez la nasale [ɑ̃] dans « rentrer » et « sous » qui reste [su], sans liaison marquée avec « terre ».

Le sais-tu ?

En anglais, « to wish the ground would swallow you up » exprime exactement la même idée. L'image de la terre qui s'ouvre est universelle pour désigner la honte absolue. Dans la mythologie grecque, Gaïa (la Terre) pouvait littéralement engloutir les humains.

Registre

Courant

familiersoutenu

À l'oral surtout, pour exprimer une honte ou une gêne extrême après un incident embarrassant.

Fréquence

Courante

Cette expression